“On va trouver les mots pour ça »
« Je progresse moi-même dans une vie qui n’est plus la mienne, me retrouve enfermée dans un corps qui n’est plus le mien, que la maladie (ses outils et ses conséquences) a rendu non seulement étranger mais inadéquat. Le corps n’est plus un allié, il est devenu un obstacle, et c’est à partir de lui que j’avance dans mon vocabulaire, désensablant avec lenteur une variété de scènes et d’actions jusqu’alors inaccessibles. Entre dire et montrer, je comprends chaque jour un peu plus combien l’ignorance est une arme de grand calibre. L’enfance rameute sa grammaire. »